MILLES EXCUSES !! ! FANS DE GIBRAN
«Que dit-tu de la Boisson et de la Nourriture ? » interrogea un vieil aubergiste.
Il répondit « Prisonniers de la chair, vous ne puissiez vivre d’air, de lumière et de parfum de la terre. De votre soif, de votre faim, hélas ! Vous êtes les serviteurs. Et pour les autres créatures vous ne pouvez êtres que prédateurs.
Vous ne pouvez changer votre essence, car il est l’essence même de l’éternel. Du cycle de renouvellement perpétuel, vous n’êtes qu’une parcelle, une partie si minuscule mais essentielle.
Soyez en conscients. Faites de vos repas des hymnes de glorification de la terre, faites de vos tables des temples de vénération de l’univers, faites du moindre geste une prière.
Vous, éléments parmi les éléments, communiquez avec vos semblables.
Dites à la bête que vous sacrifiez : « frères et égaux devant la justice divine,
Moi et toi, nous obéissons à la même loi. La même puissance qui t’immole m’immolera. Ton sang et le mien ne sont que la sève qui nourrit l’arbre céleste. »
Dites à la pomme que vous écrasiez entre vos dents : « tu renaîtra en moi là-dedans,
Les pépins de tes souhaits prendront racines dans mon corps.
Les bourgeons de tes lendemains fleuriront dans mon cœur.
Le parfum de ton souvenir sera mon souffle.
Et ensemble nous célébrerons toutes les saisons.
A l’automne au temps des vendanges, dites à la vigne : « comme toi, je suis vigne. Nous sommes qu’un. Après l’étreinte du pressoir, mes grappes seront vin. Et le souvenir de mon écrasement, un liqueur ivre, gardé dans des jarres éternelle. »
En hiver, à chaque verre, savourez la force régénératrice et chantez en votre cœur l’éloge de l’automne, de la vigne et du pressoir.
Vous constatez sans doute que ces idées géniales ne sont pas les miennes. Oui je l’avoue, même si j’aurai aimé prétendre le contraire, ce n’est qu’une reformulation d’un chapitre du « Prophète » de « Gibran ».
Les fanatiques agacés peuvent bien s’étonner : A quoi bon paraphraser (poétiquement) un texte déjà, suffisamment, merveilleusement, poétique, et causer tant de ravages !!?C’est là une préoccupation oiseuse !!!
Mais, en tout cas pour moi, la reformulation parait lucrative, car elle m’a poussée à s’interroger sur l’essence même de la poésie.
Pour exécuter « la tâche » tu te vois obliger de réfléchir : qu’est ce qui fait la force poétique d’un texte ? Comment pourrai-je l’adapter à mon propre langage tout en préservant cette force ?
Suffit-il de chercher des rimes internes ici et là, de créer une agitation textuelle en chamboulant un peu l’ordre des mots, pour que la poésie émerge ?
Que de bonnes questions !les réponses, eux, ne sont pas à l’ordre du jour, pas plus que la poésie.
En tous cas restons en contact, visitez ce blog, qui sait je finirai peut être par rencontrer ma muse. Vous serez sans doute ravis pour moi.
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