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Vendredi 21 décembre 2007

Etat second

 

Ahmed se réveille péniblement. Les rayons de soleil agressent ses yeux. Un mal atroce lui ronge le crâne. Il était allongé à même le sol dans la plaine "nom du diable  comment a t-il pu arriver ici?!".  En prenant la route, il essaye de se souvenir des événements de la nuit dernière en vain. Arrivant à sa maison il trouve deux agents de police qui l’attendent pour l’arrêter.

 

Accusé de meurtre, il se voit dans l’incapacité de se défendre. Sara, la fille qu’il aime et qu’il a persécuté et menacé de meurtre par jalousie à mainte reprises et devant plusieurs témoins. Sara, sa bien aimée, était trouvée  morte... cadavre déchiqueté à dix coups de couteau à la vallée « chaâba ».

 

Le mal dans le crâne, il ne peut se rappeler ; les souvenirs de la veille se réduisaient à la nouvelle des fiançailles de Sara et à la pilule de drogue qu’il a pris, "c’était donc pas un cauchemar ". Les yeux vidés de tout expression, il suit docilement les policiers.  

 

Situations dramatique utilisées : crime d’amour, jalousie, la folie (temporaire).

Par asma chekkouri - Publié dans : atelier d'écriture - Communauté : Ecriture Ludique
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Vendredi 21 décembre 2007

Safi : Le château de mer, un héritage culturel en détresse

 

 

 

                                    http://ghouirgate.over-blog.com/categorie-1013071.html

 

 Le Château de Mer de Safi s'élève en bordure de la place de l'Indépendance, face à l'océan. Ce château de mer, construit par les Portugais au 16ème Siècle, fut une forteresse pour défendre le port et la ville. Sa dernière restauration remonte à 1963

On ne  peut imaginer Safi sans ce fameux château de mer,  Qsar Labhar , Ce monument représente pour cette ville  son passé, sa mémoire, le témoin de son rôle historique, et pragmatiquement parlé une potentialité touristique qui ne peut être que bénéfique pour l?économie de la ville et par la même occasion l?économie de tout le royaume.

 

 

 

Une topographie pas trop rassurante !

 

 

 


 

 

 

                                                     http://fr.wikipedia.org/wiki/Safi

Aujourd'hui, cette forteresse est menacée de ruine. Gravement fissurée, sur un rocher en gruyère, elle risque de s'écrouler d'un moment à l'autre. En général, la falaise littorale qui  borde directement l'océan Atlantique est soumise à une érosion active. Et qui entraîne un recul important de la côte. La falaise Amouni est classée parmi les falaises vives du littoral Atlantique marocain, forcement elle favorise une avance de la mer sur le continent. Les courants, les changements climatiques, les houles et les marées  sont aussi des facteurs  qui agissent sur la falaise, et la mettre face à une érosion  mécanique et chimique.(provoquer des vides au pied de la falaise).


 

 

 

D'après des recherches faites par des plongeurs du laboratoire public des essais et des études (laboratoire régional de Safi), renforcent l'idée de rocher du château de mer (côté nord, côté ouest et côté sud) l'existence des fissures et des cavités dans trois côtés du les cavités et les fissures ont provoqué la destruction de l'infrastructure du château.

Une marginalisation honteuse

 Outre les dangers causés par la nature et qu'on doit y remédier par la bonne volonté, la science et un budget à la hauteur des risques et des valeurs historique et économique du monument, l'antique château souffre d'une négligence aigue en phase terminale. De ce triste fait honteux témoigne l'odeur d'urine suffocante qui agresse le nez de ceux qui s'aventurent à s'en approcher, les ordures qui s'entassent dans ces coins et la rouillure qui ravage la porte de fer.

          Il est absolument urgent d'entreprendre des actions  rapides et efficaces, de mobiliser les moyens adéquats pour sauver ce patrimoine national.   

       

 

 

 

 

Par asma chekkouri - Publié dans : atelier d'écriture - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 30 novembre 2007

    

Les scorpions

 



      Nous étions trois jeunes enseignantes à habiter une maisonnette éloignée des gens. L'école et avec elle notre logement, le logement du service, étaient bâtis à côté d'une route caillouteuse loin du douar. Privées d'électricité, de réseau et de tout autre confort citadin, on avait pour seuls voisins un cimetière et un marabout. Ça nous a effrayées au début. Mais comme on n'avait pas le choix. On s'est résigné et l'habitude s'est installée pour nous faire oublier nos peurs. Six mois sont  écoulés sans incident…

     La nuit était calme. On n'entend plus l'hurlement du vent qui a dérangé  notre sommeil tout au long de l'hiver. C'était une nuit tiède qui annonçait le printemps. Nadia les cheveux défaites portait à la main gauche un miroir, avec l'autre main elle appliquait minutieusement sur le visage une crème éclaircissante. Les rayons timides de sa bougie donnaient à la fois éclat et mystère à sa beauté. J'étais demi-allongée sur le lit. Les pieds cachés sous le drap, le dos appuyé au mur, je regardais nostalgiquement mon album photo.

      Une odeur appétissante venait de la cuisine. C'était le tour de Siham pour faire le dîner. Elle était douée. Le Tagine est sa spécialité. J'avais faim. L'odeur m'entrainait vers la cuisine.je traversais un petit couloir qui donne sur la porte d'entrée. Une enveloppe jaune était par terre. Une d'entre nous l'a fait tombée peut être, ou bien quelqu'un l'a glissée sous notre porte. Je la ramassai. Je constatai, avec surprise, qu’il était lourd pour une enveloppe, et qu’elle ne contenait surtout pas des feuilles, ce n’était pas une lettre ! Mes doigts palpaient une sorte  de  petites  boules. Qu’est ce que  c’est ?!!

        D’un seul pas je me retrouvai à la  cuisine. Quand je montrai l’enveloppe à Siham, elle devînt toute pâle, elle cria : « c’est peut être de la magie noire ! Quelqu’un nous  a jeté un sort !! » Après cette phrase, je sentis comme une sorte de force maléfique émanait de cette  maudite enveloppe.  Je  ne pouvais plus la  tenir dans la main. Dégoûtée, je la  posai sur le potager et  je posai à côté d’ el le ma  bougie. Il faut l’ouvrir.

.  Siham la stabilisait avec  une cuillère tandis que je la coupais avec des ciseaux. Toutes les deux nous poussâmes un cri assourdissant !!!

         Nadia nous rejoignît précipitamment. Elle resta bouche bée devant la porte .la cuisine  était sombre, des pattes noires et jaunes sortaient de l’enveloppe, des queues aussi avec du venin. Les scorpions se propageaient sur la blancheur du potager, certains tombèrent sur le sol en provoquant un claquement terrifiant. Le cercle de   lumière produit par la bougie et qui n’éclaire que ces insectes, donnait à la scène des dimension gigantesques. C’était comme un très grand grand plan sur l’horreur.

      Comment on s’est retrouvé à nouveau au couloir ? Qui a eu la bonne idée de bien fermer la porte de la cuisine ?  Je ne m’en souviens plus. Je me  rappel le seulement que Nadia et moi, nous voulions quitter l es lieux .on pouvait pas passer la nuit sous le même toit avec  ces scorpions. On  ira au  douar même si on devait marcher une demi-heure dans les ténèbres. Aucune famille ne refusera de nous accueillir pour une nuit.

    On ne pensait qu’à la fuite. La peur nous a dévoré le  cerveau. Heureusement que Siham était là ! Ma belle et sage collègue !! « Non, pas question, on ne quittera  pas la maison ; vous avez oubliez ceux qui ont glissé  cette saloperie !ils nous attendent sûrement derrières  cette même porte ».

     Les deux portes se métamorphosaient, elles ne sont  plus portes, elles sont dangers, elles sont menaces, elles sont angoisse. L’une devient un scorpion géant avec une queue qui projette le poison à distance. L’autre devient un homme, des hommes, des psychopathes, des voleurs, des violeurs…des tueurs.

   On se tait. Combien de temps nous sommes resté sans parler ? sans bouger ,sans respirer…à écouter, à attendre…longtemps ,en tout cas assez longtemps pour que la bande qui nous guette s’impatiente et donne signe d’existence ;quelqu’un frappe à la porte !!!Oui à mi-nuit frappe  à la porte  d’une  maisonnette perdue dans la montagne. Une maisonnette où habitent trois filles de vingtaine d’années, où habitent aussi pour le moment vingt ou trente scorpions !            

          

Par asma chekkouri - Publié dans : atelier d'écriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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